À propos de Marcel BUSSON, éphémère "mentor" de René de LENCLOS lycéen

Marcel BUSSON, peintre français, né à Paris le 22 avril 1913, est décédé le 30 septembre 2015.

S’il y a des artistes-peintres français qui ont noué de vives attaches avec le Maroc, c’est bien Marcel BUSSON.

Par la volonté du résident général Hubert LYAUTEY, maréchal de France, ce pays était un extraordinaire pays de contrastes, avec ses traditions perpétuées, notamment d’artisanat, mais devenu également un territoire d’une exceptionnelle modernité, que pouvait lui envier la métropole, doté de toutes les infrastructures nécessaires à son développement économique, qu’elles soient urbanistiques, sanitaires, éducatives, artistiques, sportives, de communications, - ferroviaires, routières, aériennes, maritimes et portuaires, téléphoniques -, hydrauliques, touristiques, agricoles, pour ne citer que ces aspects.

Sur le tard de sa vie, Marcel BUSSON a peint pour le Roi Mohammed VI et a travaillé, en 1971, à la décoration du Palais royal de Rabat, mêlant scènes équestres et paysages du sud marocain.

Il a également marqué ses 98 ans par la parution, aux éditions Lelivredart, d’un livre de témoignages retraçant son parcours d’artiste et son attachement au Royaume chérifien, qu’il aimait comme son deuxième pays.

Il fut nommé, en 1947, professeur de dessin au lycée Lyautey à Casablanca et il occupa la fonction d’inspecteur des lycées marocains pour les arts. Deux ans après, en 1949, il exposait ses œuvres pour la première fois à Casablanca, se partageant entre la capitale économique marocaine et sa ville natale.

De 1950 à 1982, Marcel BUSSON, qui aura vécu 40 ans au Maroc, exposait chaque année dans différentes galeries marocaines, notamment à Casablanca.

Au Maroc, il côtoya des artistes de renom comme Jacques MAJORELLE, Henri PONTOY, Odette BRUNEAU, Paul ANDERBOUHR, Jean Gaston MANTEL, Christiane PLATEAU-LEVRAT, Edmond VALÈS. Et c’est là que Marcel BUSSON a réalisé l’essentiel de son œuvre. Ce pays pittoresque, aux atmosphères dépaysantes, et aux paysages aussi somptueux que variés, lui aurait permis de varier ses techniques, tant le graphisme que par les palettes de couleurs. Son ouvrage, paru aux éditions Lelivredart, regorge de toiles dédiées à plusieurs cités marocaines dont la ville de Chefchaouen.

Mais il ne s’est pas limité à peindre des paysages et scènes de la vie marocaine, réalisant, entre autres, des tapisseries, portraits et transpositions.

A propos de son œuvre, il indique : « Quand on est maître de son art, on peut en aborder toutes les formes qui d’ailleurs s’interpénètrent ». Il avait acquis un savoir-faire en matière de couleurs : « La savante harmonie des teintes froides et chaudes, le sens de la composition qui intéresse plus essentiellement l’harmonie des formes habilement conduites ne devra causer ni désarroi ni incompréhension ». L’imagination avait fini par compter énormément dans la conception de ses œuvres : « Il est évident que l’imagination joue un très grand rôle quand on s’écarte de la réalité… On imagine mal un peintre dépourvu d’imagination dans la mesure où elle ne débouche pas sur la provocation. ».

Marcel BUSSON a obtenu de nombreuses distinctions, - Chevalier de l'Etoile d'Anjouan, Officier d'Académie, Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres -.

L'Etat et la ville de Paris ont acquis certaines de ses oeuvres que l'on retrouve également dans des musées, - La Réunion, Rabat -.

Et ses oeuvres ont été dispersées sur la planète tant en Europe, et en Amérique, que dans l'Océan indien, en Océanie, en Afrique.